Du 1er au 10 octobre dernier, huit membres de l’association Orléans–Wichita–New Orleans ont rendu visite aux membres de la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO).
« L’objectif est de développer des relations et des échanges, qu’ils soient culturels, sociaux, touristiques ou même économiques », a expliqué Nicole Fortier, la présidente de la SFOPHO.
Si les deux organismes étaient en contact régulièrement depuis six ans par l’entremise de visioconférences, la visite à Orléans faisait suite à une première rencontre en mai 2025 en France. « Les liens qui se sont créés ont dépassé ce qu’on avait imaginé. Il y a eu une connexion très forte. Tout le monde était enthousiasmé et souhaitait continuer à construire cette belle relation », a mentionné Josée Lepifre, la présidente de l’association française.
Dès le retour au Canada, des membres de la SFOPHO se sont mis à travailler sur une programmation qui incluait des visites à Québec, au Muséoparc Vanier, au Domaine Perrault; en plus de rencontres avec la présidente du conseil d’administration de la ZAC du Cœur d’Orléans, Pascale Bazinet, des politiciens comme le maire Mark Sutcliffe et la députée fédérale, Marie-France Lalonde.
« On a essayé d’inclure différentes facettes de ce qui nous rapproche, comme la culture, les arts, la religion un peu en visitant des cathédrales », a précisé Monique Brûlé, la vice-présidente de la SFOPHO.
Impossible pour la SFOPHO d’accueillir des Français sans les sensibiliser à la présence des Premières Nations au Canada, que ce soit par la présence au spectacle Nikamu présenté au Centre des arts Shenkman et interprété par des artistes autochtones et allochtones ou une rencontre avec le Métis franco-ontarien Christian Pilon. « Les autochtones, c’était une découverte pour moi. Je n’avais pas cette notion », a affirmé la présidente de l’association Orléans–Wichita–New Orleans.
Bien qu’elle en était à sa première visite au Canada, Mme Lepifre avoue qu’elle n’était pas complètement dépaysée : « On a retrouvé le nom de M. Champlain. C’est assez curieux de retrouver des noms que nous connaissons, comme le boulevard Jeanne D’Arc. »
De toute évidence, le plaisir était au rendez-vous... même si les participants ne cachent pas avoir eu parfois de la difficulté à se comprendre, malgré la langue commune. « On rigole beaucoup », a lancé Patrick Briet, le trésorier de l’association française.
Avant leurs départs, les participants s’étaient promis de continuer leurs interactions afin de poursuivre les échanges et de mieux cerner comment ceux-ci pourraient aboutir en des projets concrets.
« L’idée est de voir si les échanges se font plus sur le côté industriel ou plus sur les services. Quels types d’entreprises pouvons-nous mettre en commun? », a élaboré Mme Lepifre. Elle cite en exemple des viticulteurs d’ici qui se rendraient en France pour mieux connaitre les procédés de vinification là-bas.
Pour Nicole Fortier, l’expérience de recevoir a été tout aussi enrichissante que la visite en France de 2025 : « Ça nous permet de voir nos propres infrastructures via les yeux de Français », conclut-elle.