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8 janvier 2025


 


 






Événements



 

 

Sois la lumière qui éclaire l’obscurité des autres
Audrey-Anne Ménard, 12e année
École secondaire catholique Garneau
6 novembre 2025

Bon, c’est un peu tard, mais le coup de tonnerre m’a frappé. Il y a quelques jours, je me suis levé comme d’habitude, j’ai posé mes pieds sur le plancher et senti le froid glacial me traverser. Instinctivement, j’ai sauté de nouveau dans mon lit.

L’hiver était là. Pas encore de neige, mais ce froid m’a réveillé d’un coup et pendant que je restais blotti sous ma couverture, une autre réalité m’a frappé : je suis en 12? année.

Quelle coïncidence! Il était 6 h30, début novembre, et tout m’est tombé dessus : appliquer à des universités, accumuler des heures de bénévolat, obtenir mon G2, me marier, avoir des enfants… Bon, j’exagère pour les deux derniers, mais c’est ce que j’ai ressenti : comme si quelqu’un m’avait lancé une balle de « décisions à prendre ».

Alors, prenons ça dans l’ordre: Qu’est-ce que je veux devenir? C’est une question lourde de conséquences. Parce qu’à 18 ans, on est censé décider de ce qu’on fera pour le reste de notre vie. Assez drôle, non? J’ai commencé à réfléchir à ce que j’aime : la biologie, la santé, les Happy Meals....

Soudainement, une citation m’a frappé. Elle venait d’un court-métrage animé que j’avais vu sur Instagram : « Que veux-tu devenir quand tu grandiras? demanda la mole. Gentil, répondit le garçon. »

Gentil? T’es sérieux?! Pendant long-temps, je ne cherchais qu’un métier bien payé, prestigieux, de bonnes notes et à accumuler de l’expérience pour mon CV. Mais au fond, quel est le vrai but de tout ça?

Bien sûr, une fois qu’on a obtenu l’emploi de nos rêves, on pourrait penser avoir atteint son rêve. Et comme le dit Flynn Rider dans Raiponce, on peut toujours « en trouver un nouveau ». Mais ce ne serait plus un rêve, ce serait juste une suite de désirs terrestres pour combler un vide intérieur.

Et si, au lieu de ça, il existait un rêve éternel? Si on cessait de courir après ce qui ne dure qu’un jour pour chercher quelque chose de plus profond. Un rêve accessible à tous, sans force ou talent particulier : la gentillesse.

Certains oublient ce rêve, le perdant en trichant, en blessant ou en méprisant les autres. Peut-être atteignent-ils leurs objectifs, mais à quel prix? Celui de perdre leur bonté, la chose la plus pure et humaine.

Moi, je ne veux jamais le perdre en grandissant. Je ne veux pas être celui qui ignore un sans-abri tendant sa tasse vide de Tim Hortons, ni celui qui ne tient jamais la porte pour quelqu’un derrière lui.? Nos vies sont différentes, mais la bonté nous unit. Un simple geste peut émouvoir profondément les autres et soi-même.

Tout cela pour dire qu’une graine de gentillesse peut faire pousser des fruits comme l’amour, la joie et d’autres beaux sentiments. Parce qu’au fond, la gentillesse, c’est le rêve qui reste quand tout disparaît, la seule lumière qui ne s’éteint jamais.

 

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L’Orléanais présente mensuellement des chroniques historiques ayant trait aux noms francophones des voies publiques, des parcs, des salles et des installations d’Orléans. Ces chroniques sont écrites par la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO) www.SFOPHO.com afin de faire connaître le patrimoine et l’histoire d’Orléans.

 
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