À l’occasion du Kidical Mass, organisé le 13 juin prochain, grâce à divers organismes communautaires, le transport actif gagne-t-il du terrain à Orléans? L’activité familiale devrait réunir 400 participants à travers différents quartiers d’Orléans.
Parmi les organismes engagés dans la planification de l’événement, figure l’Association communautaire du Grand Avalon. « Ça vise à promouvoir le transport actif », explique Geneviève Mollema, membre du comité environnemental au sein de l’Association. Elle ajoute que l’objectif est d’encourager les déplacements à vélo et à pied dès le plus jeune âge. C’est d’ailleurs le 2e Kidical Mass à être organisé en moins d’un an.
Pour Mme Mollema, les bénéfices du transport actif dépassent largement la simple activité physique. « Moi, le premier volet qui vient me chercher, c’est le volet environnemental pour la réduction des gaz à effet de serre », souligne-t-elle.
Elle rappelle qu’à Ottawa, les principales émissions de GES proviennent notamment du transport et des habitations. Si Paris, depuis 20 ans, comme le souligne le site du Forum économique mondial a réussi à diminuer de 55 % ses niveaux de particules fines, avec ses quelque 20 000 habitants par km2, qu’est-ce qu’il en serait pour le Grand Avalon?
L’événement vise également à inculquer de bonnes habitudes aux enfants. « Celles-ci se prennent dès l’enfance », affirme l’ancienne enseignante du primaire, qui voit aussi dans le vélo un moyen de favoriser la santé mentale et les déplacements locaux.
Mis à part l’organisation du Kidical Mass, l’Association du Grand Avalon empruntera cet été des supports à vélo supplémentaires à la Ville d’Ottawa dans le cadre d’un programme d’emprunts, « afin d’encourager les gens à se rendre à vélo à notre fête annuelle d’été, le 13 août, qui attire en moyenne 800 participants. »
Membre de l’Association communautaire du Village Châtelaine, un autre organisme actif dans la tenue du Kidical Mass, Chantal Boudreau habite Orléans depuis huit ans. Elle estime que les nids de poule et la cohabitation avec certains chauffeurs ne font pas toujours bon ménage avec les cyclistes, que ce soit sur Jeanne-d’Arc ou sur St-Joseph.
De plus, selon Mme Boudreau, la loi 60 visant à accélérer la construction de nouveaux logements et de nouvelles infrastructures est un frein au développement des pistes cyclables. Le conseiller Matthew Luloff explique ce qu’il en est : « La loi 60 présente effectivement des défis pour certains projets de transport actif à Orléans et ailleurs à Ottawa, particulièrement dans les cas où des pistes cyclables proposées ou d’autres infrastructures de transport actif nécessiteraient l’élimination d’une voie de circulation existante pour les véhicules.»
Si pour des raisons de santé, le transport actif est important pour Chantal Boudreau, elle constate d’autre part que l’infrastructure est parfois déficiente pour les accès avec un vélo.
Elle donne comme exemple le train léger qui accepte les vélos. « Les pédales restent prises dans les rails ou les marches. » Selon elle, l’offre est insuffisante par rapport à la demande.
« Cela dit, selon le conseiller Luloff, les projets de transport actif peuvent tout de même aller de l’avant à l’intérieur de l’emprise municipale, y compris dans les espaces de boulevard, à condition qu’ils ne nécessitent pas la suppression de voies de circulation existantes. »
Si celui-ci espère être sur place le 13 juin en dépit d’un horaire chargé, en revanche, le bureau de la conseillère Laura Dudas a confirmé à L’Orléanais la présence de la conseillère au Kidical Mass»