Niché au 1756 de la promenade Grey Nuns à Orléans, le parc Trèva-Cousineau souligne depuis le 8 novembre dernier la présence active de cette figure de proue de la francophonie ontarienne dans la vie communautaire orléanaise. Et même au-delà.
L’inauguration du parc Trèva-Cousineau a rassemblé une bonne quarantaine de personnes, dont de nombreux élus de la scène municipale, provinciale et fédérale, le maire d’Ottawa compris.
La principale intéressée confiait à L’Orléanais que cet honneur qu’elle n’aurait jamais pensé avoir était « très flatteur ».
Depuis plus de 50 ans, celle qui est originaire de Timmins a enchaîné les engagements auprès de la communauté franco-ontarienne en étant notamment présidente de l’Association française des conseils scolaires de l’Ontario (AFCSO), l’Association canadienne-française de l’Ontario (ACFO provinciale) et Dialogue Canada, en plus d’avoir été vice-présidente du Richelieu International.
Pour Carol Jolin, qui a justement remplacé cette année Mme Cousineau au poste de président du CA du Mouveau d’implication francophone d’Orléans (MIFO), la présence de tant de personnes au parc, illustre « la reconnaissance de toute une communauté envers une femme dont la feuille de route est impressionnante. »
Sur place lors de la cérémonie avec sa collègue Catherine Kitts, la conseillère Laura Dudas du secteur Orléans Ouest - Innes souligne que « les décennies de militantisme et de leadership de Mme Cousineau au sein de la communauté franco-ontarienne, ainsi que son engagement envers la préservation et la promotion de la langue et de la culture françaises, ont fait d’elle une candidate exceptionnelle pour cette reconnaissance. »
S’il est moins courant de nommer un parc en l’honneur d’une personne toujours vivante, la ville d’Ottawa dispose, selon la conseillère Dudas, de critères précis pour une telle désignation.
Dans le cas de Trèva Cousineau, il ne fait pas de doute que les contributions de celle-ci, selon la conseillère, sont à qualifier d’exceptionnelles et de largement reconnues et que l’engagement de la jubilaire de 88 ans a eu « un impact positif durable sur la communauté. »
De son côté, Louis V. Patry, vice-président fondateur de la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO), se réjouit de cette reconnaissance « à l’égard de cette grande dame » en raison de « ses valeurs communautaires positives et son dévouement exceptionnel. »
Directeur général du Réseau pour le développement de l’alphabétisme et des connaissances (RESDAC), Denis Desgagné connaît Trèva Cousineau depuis une vingtaine d’années. Quand il pense à elle, l’ancien PDG du Centre de la francophonie des Amériques, où elle siégea au sein du CA, a les mots « inspirante et engagée » qui lui viennent à l’esprit. « Ses compétences, elle les met au service de sa communauté. De plus, elle est très ouverte sur la diversité. »
Carol Jolin résume assez bien la pensée de ceux contactés par L’Orléanais pour parler de Trèva Cousineau : « Je ne pense pas qu’il n’y ait personne du côté de la francophonie en Ontario qui a une feuille de route aussi variée et aussi chargée sur le plan du travail bénévole. » Son engagement touche l’éducation, la santé, la lutte contre l’alcoolisme, les organismes communautaires et la Francophonie des Amériques.